Courir l’hiver, ça se peut?!

Nov 10, 2020 | Sylvie Martin Physiothérapeute PCN | 0 commentaires

Courir l’hiver, ça se peut?!

J’écris ces premières lignes en regardant par la fenêtre les petits flocons de neige tomber. On s’en sort pas, chaque année on doit passer par le processus du sous zéro et changer les t-shirts pour des manteaux et des tuques. Par contre, il ne faut pas voir ces changements comme négatifs, mais plutôt s’en servir pour apporter du nouveau à notre entraînement et développer d’autres aspects de notre forme physique… et de notre mental!

Première chose pour apprivoiser l’hiver, c’est de ne pas passer à côté de notre zone de transition, c’est-à-dire l’automne. Si nous avons le malheur de prendre une pause prolongée pendant ce temps, nous perdons la chance de laisser notre corps s’habituer à la baisse de température, à nos poumons de s’habituer de respirer de l’air de plus en plus frais et à notre cerveau d’enregistrer que les canicules sont derrière nous. Et c’est là que commencer à courir l’hiver devient tout un défi. 

Deuxième chose, être bien chaussé et bien habillé. On le dit, ‘il n’y a pas de mauvaise température, il n’y a que des gens mal habillés’. Le meilleur truc est de s’habiller en multi couches, avec près du corps un chandail qui absorbe la transpiration et qui garde au chaud (laine de mérinos), puis selon votre tolérance une ou deux autres couches pour maintenir la chaleur, pour finir avec un manteau coupe-vent. Pour ce qui est des chaussures, encore plusieurs options s’offrent. Il est possible autant de garder les chaussures d’été si elles conviennent, que d’acheter des crampons, en ajouter sous les chaussures ou changer pour des chaussures ‘d’hiver’, un peu plus imperméables. Tout dépend si vous faites des sorties en ville où souvent tout est plus déneigé, ou si vous allez dans des sentiers plus glacés et enneigés. 

 

Dernièrement, il faut être en mode adaptation. Le froid, le vent, la neige sont des éléments extérieurs qui modifient la difficulté de notre parcours. Il faut donc ne pas s’attendre à faire de aussi bons temps, des aussi longues distances sans fatigue, et c’est correct. Il faut retourner en enfance, se rappeler les joies de l’hiver et profiter de la saison blanche pour s’amuser en s’entrainant. Ayez comme objectif de faire un maintient de vos capacités qui vous permettra de ne pas recommencer à zéro au printemps. Et qui sait, si vous vous êtes bien amusé, vous aurez peut-être même une longueur d’avance!

 Sylvie Martin , Physiothérapeute PCN La Capitale

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