ÊTRE OUVERT À APPRENDRE

Oct 4, 2020 | Francis Bachand, Non classé | 0 commentaires

ÊTRE OUVERT À APPRENDRE

Mes connaissances en matière de commotion et traumatisme étaient plutôt limitées. Provenant d’un sport d’endurance sans contact, les accidents sont plutôt rares et c’est bien ainsi. Comme entraîneur, j’aime bien apprendre de chaque situation. Pour tout vous dire, étant directement touché par cette blessure sournoise, je me considère donc comme un sujet d’expérience afin de vous en parler aujourd’hui.

Le jour de l’accident, une collision avec une voiture et une chute à 50 KM / heures. Résultat simplifié; une fracture du crâne menant à un traumatisme crânien modéré, fracture de la clavicule et de l’omoplate et les multiples contusions.

Quand il y a une hospitalisation de 13 jours et un passage à l’institut de réadaptation de 6 jours, c’est que les conséquences n’étaient pas négligeables. La réhabilitation apporte son lot de travail. Pour une rare fois, le travail devant moi sera moins physique et plus cérébral. C’est quoi un traumatisme crânien célébrable (TCC) modéré? Les traumatismes graves et modérés sont très souvent caractérisés par des fractures du crâne et des pénétrations pouvant causer une hémorragie (saignement au cerveau), un œdème cérébral (enflure au cerveau) et des dommages aux tissus nerveux. La commotion cérébrale, quant à elle, correspond à un traumatisme crânien léger. C’est la gravité du TCC qui détermine, en bonne partie, la durée et le degré de guérison. Il faut penser à une guérison sur plusieurs mois, pour les TCC modéré et sévère. La plupart des personnes qui ont un TCC modéré ou sévère restent avec des troubles de l’attention, de la difficulté à se concentrer, des pertes de mémoire et sont plus sensibles à la fatigue.

Le travail en Neurologie, en ergothérapie et en Physiothérapie est nécessaire et prenant. Que nous parlions de concentration, de focus ou d’étourdissements, il faut faire preuve de patience, de respect des différents protocoles de retour surtout de résilience.

Après un accident, la situation nous rend plus sensibles aux jugements et aux regards des autres. Les gens restent polis, mais je sens qu’il analyse le degré de l’impact. Même avec un TCC, je me rends bien compte que mon entourage me regarde différemment et essaie de m’épargner avec leurs questions. En toute sincérité, je suis habituée comme entraîneur de m’occuper des athlètes, mais pas l’inverse. Le TCC reste un mystère et unique à chaque victime, mais chose sûre, je me servirais des prochaines semaines afin de parfaire mes connaissances sur ce sujet trop souvent négligé dans notre sport.

 

Porter votre casque les amis et bon entraînement! 

Francis Bachand 

 

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