Se faire dire quoi faire!?

Fév 9, 2021 | Francis Bachand | 0 commentaires

 Se faire dire quoi faire!?

Bon, tu t’entraines depuis quelques années déjà et une constante revient invariablement : tu as besoin de te faire dire quoi faire.

À chaque entrainement, tu cherches la « twist » menant au succès. La formule mathématique qui te rendra meilleur.e! Mais si cette formule n’existait pas? Si cette formule était, en fait, une recette de variables et de changements? Rassure-toi, je ne ferai pas de référence à Ricardo dans cet article. 😊 Prenons, par exemple, au hasard… le vélo. (Ok, j’avais une chance sur trois de tomber sur un bon sport.) Combien de fois t’es-tu assis sur le vélo afin de faire un entraînement d’intervalles à la perception de l’effort?

 

La perception de l’effort, tu connais?

Selon Borg et Neely (Borg et Neely, 1992), la perception de l’effort correspond à la sollicitation d’un ensemble de systèmes et de processus sensoriels s’intégrant en une perception générale de l’effort. Elle inclut la sensation de tension et de douleur dans les muscles actifs et les articulations, l’essoufflement, les battements du cœur et la sudation. Cette perception intègre les informations provenant de nombreux signaux (Borg, 1998). Elle est définie comme l’intensité subjective d’effort, d’inconfort, de pénibilité qu’a le sujet en réponse à des stimuli lors de l’exercice physique, et correspond à un niveau de pénibilité.

 

Assez spéculé!

Pour un entraineur, c’est impératif de connaitre les « vraies » valeurs maximales de son athlète. L’idéal reste donc d’accorder du temps et de tester différentes façons de se mesurer. Dans les dernières années, j’ai fait un « petit test » avec une multitude d’athlètes. Le protocole est fort simple :

1 minute à générer un maximum de puissance sans les données (à l’aveugle)

Contre

1 minute à générer un maximum de puissance prescrite. L’athlète a alors accès à ses données et sait ce qu’il est possible de générer comme puissance critique sur 1 minute.

Le résultat? Dans 98% des cas, l’athlète privé de données (donc selon la perception) a obtenu un résultat supérieur à ce qu’il « aurait » dû faire.

 

en conclusion 

Alors, que tu intègres un bon bloc de quelques semaines de perception de l’effort ou que tu fasses un entrainement occasionnel sans tes fameuses données prescrites, nous te conseillons ardemment de renouer avec ces sensations qui, trop souvent, sont mises de côté.

Bonne souffrance!

 

 

Francis Bachand

Entraîneur Capitale Triathlon – Capitale Natation

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