Mais qu’est-ce que je viens de faire?

Mais qu’est-ce que je viens de faire?

Afin de s’améliorer, il est très important de suivre son plan d’entraînement. Par contre, j’ai récemment entendu un ex-pro cycliste dire qu’une fois arrivé sur le World Tour, il a été surpris de voir les autres athlètes prendre un verre de vin au souper pendant le Tour de France. Il a alors réalisé qu’il n’a qu’une seule vie à vivre et que ce genre de petit plaisir pouvait avoir sa place même dans un événement de haut niveau. J’ai donc décidé de déroger de mon plan d’entraînement et de faire une folie, car, après tout, on n’a qu’une vie à vivre!

 

La gaffe

Je me suis inscrit au Tour Of Sufferlandria. Vous ne connaissez sûrement pas ça et c’est tout à fait normal. Voici une brève description de ce que c’est :

Plusieurs personnes qui font du vélo à la maison sur une base d’entraînement utilisent un programme ou une plateforme d’entraînement afin de se divertir ou de structurer leur séance. Il y a plusieurs choix, Zwift étant un des plus populaires qui ressemble beaucoup à un jeu vidéo. TrainerRoad qui affiche un tableau avec les cibles en wattage. Moi, j’utilise Sufferfest, qui est un montage vidéo de courses cyclistes. Je trouve ça très divertissant et chacun des montages vidéo est en fonction de la séance d’entraînement choisie. Par exemple, pendant un intervalle VO2 max, on suit Vicenzo Nibali pendant une montée au Giro D’Italie ou pendant un intervalle plus long, on suit Tony Martin sur un contre-la-montre. Cette plateforme de vidéo d’entraînement organise un ‘’tour’’ de 9 jours où ils donnent 9 entraînements à compléter, parmi leur banque de vidéo. Je me suis dit que je participerais, malgré le fait que ça ne cadre vraiment pas dans mon plan annuel d’entraînement.

 

La planification du tour

Quand j’ai vu la planification du tour, j’ai eu mes doutes : je ne réussirai pas, c’est impossible… Ils sont fous! Aucun entraîneur ne recommanderait de faire ça! Ah oui, j’oubliais, je ne fais pas ça dans le cadre de mon plan d’entraînement, mais comme défi. J’ai aussi eu peur, car certains entraînements allaient faire mal, et j’avais mal juste à y penser. Voici un résumé très bref :

  • Étape 1 : impossible que je termine ce tour… La 2e heure m’a presque fait mourir!
  • Étape 2 : Beaucoup plus facile qu’anticipée! J’ai soudainement de la confiance.
  • Étape 3 : Je l’attendais ce court 45 minutes… Je vais le faire ce tour!
  • Étape 4 : Je déteste des intervalles courts…
  • Étape 5 : Je crois que je déteste aussi les intervalles longs…
  • Étape 6 : Je déteste également les simulations de course de vélo… Il n’y a jamais de repos!
  • Étape 7 : Ça va drôlement bien, ce qui est étrange, car cette séance est habituellement difficile… Je crois que ma perception de ce qui est difficile est en train de changer…
  • Étape 8 : Enfin une session d’endurance, ma force… Et non, cette séance m’a complètement brisé!
  • Étape 9 : WTF?!? J’ai même pleuré pendant un intervalle

Je ne vous recommanderai jamais de faire ce tour. C’est stupide, difficile, souffrant, décourageant. Ça fait mal. En contrepartie, c’est très drôle de suivre les commentaires et participer au groupe Facebook. Aussi, je crois qu’après quelques jours un peu plus légers en entraînement afin de récupérer, j’aurai définitivement un sommet de forme en vélo.

En février. Au Québec. Milieu de l’hiver. Fuck. C’était vraiment stupide tout ça…

 

Dave Vigneault

Athlète et ambassadeur Capitale Triathlon

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